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sélection de poèmes

Refuse

Tu as mis au monde un moribond
et toi encore à ne pas l' admettre .
Son album ouvert à la première page .
Poids , couleur des yeux ...
Les globules se multiplient maintenant
et les proches dans la salle d' attente .
Un mèdecin a parlè de transfusion ...
Et toi , dans ton impermèable .
Tu as oubliè de t'en sèparer ,
tu as oubliè de l'avoir engendrè ...

Tu dis : ce n'est pas possible ...
Jamais je ne fus pas ta prise .

 

 

En ce derniers temps

En ce dernier temps
j' anscultais les gens .
Ce dernier temps
Plein de voix ,
De poignèes de mains .
Comme si quelque chose
Commencait ou finissait .

Maintenant
Que finit le dernier temps ,
Je trouve que j'ai vècu
Mieux qu' un chien .
Et plus .

 

 

Filing     *

                                                                                à Vassilis Vassilikos

J' ai rangè tout mon bureau .
Chaque chose à sa place
pour la besogne de demain .
J' ai jetè les megots ,
j' ai ouvert aussi la fenêtre .
Je l' ai trouvèe au lit ,
a moitie nue et suante ,
elle lisait Asterix .
Je lui ai entrouvert les jambes
et j'ai commencè à lui lecher sa cervelle ,
lentement, obstinement ,
jusqu' à ce qu' elle en rougisse elle-même .
Et puis elle palisait ,
les joues toutes rentrèes ,
la bouche farouchement ouverte
dans un rale tenace .

Comme celui du père
quand , dans le couloir ,
parmi les infirmières et les medecins
les pompes funèbres attendaient .

                                                                                        *   ( le titre c'est en anglais )

 

La mort de la bête

                                                                                   A Petros Kamaras

 

Jusqu' ici , je m' en suis tirè .
Comme un cheval de course .
Les dentes serrèes
j' ai gardè la forme comme ils l' antendent ,
mais je n'ètais pas tout le temps dans la course .
Je n' ai peut-être pas servi comme ils auraient voulu ...
En tous cas, on a pris soin de moi .
La nourriture ètait pesèe .
Ceux qui sont montès sur moi
ne faisaient pas le poids ...
Les autres bêtes
tantot comprehensives ,
parfois envieuses .
Mais , pas d' amour, quand même ...

Et puis le fiacre est arrivè .
Un palefrenier m' a trainè à l' ècart
pour me clouer ses fers à cheval .
Il m' a enfoncè les clous
si vous voyez ce que c' est ...
Et ca ne faisait même plus mal , mais ...
A la porte
je distinguais la silhouette du père ...
Des annèes après
en contre-jour ...
Dans une misericorde cèrèmoniele
il chargeait son arm .

 

 

Test d' endurance

Il me manque des mots ...
Je n'ai pas pu en apprendre plus ...
Sept cents , peut-être huit cents ...
autant qu'un berger montagnard ...
tels que son chien-loup les endend .
Et comme si tout ca ne suffisait pas
on me mit a courir dans un couloir
qui part en vitesse progressive ...

Klio , peut-être ètais-tu une Muse ...
Je regrette de t'avoir renvoyè .
J' ai soigneusement enveloppè tes jambes
dans les comptes-rendus ...

Ils m' ont plantè des èlectrodes dans le corps
et c' est leurs fleurs qui bourgeonnent dans les machines ...
Celles et leurs infimes interpretèes par des mourissons .
Ils portent leurs blouses vertes et leurs sourires faux ...
J' ai froid quand ils s' approchent de moi - C' est le Pouvoir ...
Celui qui fixe taux d' interêt , retraites et invaliditès ...
Je les sens tout près de moi
qui echangent leurs poignees de mains et
qui bavardent avec les meurtriers de grand-père ...

Monsieur le Directeur des banques
veuillez accepter cette garantie .
Pour ce qui est du reste ...
"certus quam - incertus quando" .

 

Les signataires

Maintenant que les horloges annoncent
"cinq heures quarante-cinq"
alors qu' il est six heures moins le quart ...
Le père s' est lavè , rasè ,
aspergè d' eau quarante sept onze , et de brillantine ...
J' apercois son reflet ...
Je pense il est fini ...
Je suis au Depot
chez la tante Smaro ...
Avec son cafè grec en train de bouillir
il fait son noeud de cravate ...
Il est fin prêt
de faire bouiller son oeuf de dèportè ...
Il va se mettre à signer
sa declaration de repentance
et les autres imprimès
comme tout Directeur
qui se respect .

Dans ma penderie
des serpents multicolores
ont fait leur nid ...
Les femmes les prennent pour les cravates ...
et se demandent bien pourquoi je ne les porte pas .

 

 

Identite

 

Dis-mois le nom ...
Qui es-tu ? ...
Je me souviens plus .
Iphigènie
C' ètait le nom de ma grand-mere ...

Elle est morte aveugle à la guerre ...
Elle n' a pas voulu voir les vainqueurs .

 

 

Arrivèe à destination

                                                                                                                  A Miltos Sahtouris

 

Quel tumulte en plein midi ...
Personne ne m' ècoutait , et pas même un regard .
J' ai souffert à faire venir le garcon
pour commander un "ouzo" et quelques poivrons ...
J' avais ma valise posèe a côtè
et eux , tous devant la tèlè qui hurlait ...
Le vol "vingt-quatre zero neuf dix-neuf quarante"
s'est ecrasè sur l' Olympe ...
Dans le prècipice , parmi les corps horriblement morcelès
mon propre nom ... est-ce possible ...

Heureusement que je suis encore
un inconnu dans ce quartier ...
sinon , ils se mettraient tous à se signer
au beau milieu du cafè ...
Et au lieu de poivrons
ils m' auraient appertè une gousse d' ail .

Et pourtant ...
c' est mon vol à moi qui m' a menè jusqu' ici .
A cette table eloignèe , celle qui fait juste l'angle ...
J' ètais même en train de donner à manger
au plus robuste des coqs du quartier
qui avait germè dans la jarre d' à côtè .

 

A-lice

Ils arrivent , bouche cousue ...
Pour changer le pansement .
Ils tirent et jettent les compresses
Dans l' intense nuit sterilisèe .
Je souffle de toutes mes forces
Pour expectorer .
L' èvier se remplit de sang ...
J' ai les yeux qui surnagent .
La mère les nettoie par terre , soigneusement ...
Pour ne pas rèveiller les nymphes ...

Là-bas sur le lac
l' amant de l' autre paroisse
Confesse ta petite fille ...
Impreparèe pour la mort et rasèe .
Il se penche entre ses jambes ...
Il enfonce sa langue au plus profond ...
Jusq' aux trompettes du defilè de ton ènfance .

 

L' aube

On me l'avait dit, mais je n'y croyais pas, avant de l'avoir vu de mes propres yeux. Un peu avant le lever du jour, quand la nuit est encore profonde, elles tournent le coin de la rue St. Dimitriou , dans le quartier nord. Elles prennent presque toute la largeur de la route.
Elles sont accompagnèes d'un gros chien. Quand on les voit pour la première fois envahir la chaussèe et les trottoirs, on n'en croit pas ses yeux : tous les animeaux vivants au coeur de la ville morte ! Un fleuve blanc qui vous fonce dessus.
C'ètait la première fois et, ètonnè, j'ètais encerclè. Elles passaient tout près de moi,
avec leur chaleur et leur odeur suffocante. Quand je me suis retrouvè au millieu, j'ai appercu le chien, a l'extèrieur du cercle. Il m'avait bel et bien rèpère. Il flairait, furieux, l'air et essayait me trouver parmi les chevres, dressè sur ses pattes de derriere.
"Maintenant" je priais que cette avancee ne finisse pas. Leur saletè ètait devenue la mienne...Elle me protegeait, je ne voulais pas qu'elle me quitte. Et leur peau de mouton ètait si chaude dans cette aube glacèe...

Je savais que ca deviendrait un jour. Le chien noir attend que je sorte de la meute. Il a des dents aigus et des pattes solides. J'aurais de la chance, si je m'en sors sans être dechiquetè...Je sais que je ne vais pas lutter. C'est l u i qui a entierement raison, et en plus - pour le moment, c'est l u i le plus fort.

Tout ce qui va suivre confirmera une dècadence humiliante et abaissèe.

 

 

Apocalypse

                                                                                            Une histoire de plomberie

 

Mes amis d'enfance ...
Ceux de vous qui m'avez crachè
avant de vous cacher.
Adversaires de paille ,
avec des èpèes de bois ...

Ce chien ,
je vous en ai parlè la première fois en '67 ...
Des frères que je n'ai pas meritès ,
fils unique ...
aux onanismes et a l'obscurite Moi ...

Ce chien noir
qui ètait censè garder le troupeau ,
prêt à me dechirer ,
et , furieux , flairait ma peur ...Et bien !...
Toutes ces annèes auxquelles je dènudais devant vous
il s'est calmè ...
peut-etre dispersè, ou
dessechè comme un remords...
Maintenant, tout seul, sur la montagne ,
et ayant mon Ange gardien abandonnè ...
Je sentais chagrin de sa dècadence ,
et j'ai demandè à la Mere-la terre
en lui parlant aux genoux ,
à travers les siphons du sol :
- Est il devenu sourd et aveugle ?
- N'a-t-il même plus de flair ?
- Ne cherche-t-il plus m'attaquer ? ...
...
Creature petrifièe par l' angoisse ...
Foetus de vingt et huit annèes ...
Tranquillement repliè comme un rein
dans mes futures ordures sanglantes ...

Juste avant de tirer la chasse d'eau . 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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